24 sept. 2009

Hot like hell

Après le tango, la salsa et le rock, je continue ma découverte des loisirs de la bonne société avec... le GOLF !!! Je sais, certains vont encore râler sur le fait que je m'embourgeoise et gnagnagna. Mais en même temps, je me dis tant :
- que je suis aux US, ce pays magique où on peut faire plein de choses qui nous sortent du train-train quotidien
- qu'il y a en plus un green au bord du campus juste à côté du stade,
- que c'est des loisirs à bon prix comparé à ce qu'il peut y avoir en Europe (5$ le seau de 70 balles qui peut faire mieux ?)
C'est l'occasion d'essayer au moins une fois dans sa vie, quitte à se ridiculiser, ça coûte rien surtout lorsqu'on est loin du regard de ses amis. Et puis c'est une façon de voir aussi qui sont les Américains qui pratiquent ce sport et comment ils l'enseignent (par contre faudra comparer en rentrant au pays...).

Côté pratique, oui, j'avoue avoir brassé pas mal de vent et ravag... labouré un peu le gazon avant de pouvoir quelques shoots dignes de ce nom, le temps de placer à peu correctement mon swing. Evidemment le soir même et le lendemain j'ai bien eu quelques courbatures, et avec les quelques piqûres de moustique que je me suis pris sur le green, c'était pas forcément plus agréable mais au final je suis pas mécontent du tout de mon expérience. Je me suis bien marré et le prof était vraiment super sympa. Bon par contre vu que l'hiver va arriver assez vite, je pense pas m'y remettre avant le printemps prochain.

Autrement on a parlé en cours d'éthique aujourd'hui des fameux procès qu'intentent les Américains contre les produits défectueux ou plus ou moins bien signalés (dont la fameuse histoire du chat dans le micro-ondes) et tous les soucis de la vie quotidienne qui pourraient vous arriver, mais que vous pouvez reporter à bon compte à une entreprise, moyennant dommages et intérêts.
Info n°1, ce genre de procès est en train de devenir une légende urbaine, car la plupart des contrats commerciaux comportent aujourd'hui des clauses imposant l'usage de la médiation et d'une procédure d'arbitrage avant de pouvoir porter l'affaire en justice.
Info n°2 c'est que même si les montants annoncés en première instance ont de quoi affoler les compteurs, les montants redeviennent un peu plus raisonnables en appel.

L'info n°3 concerne le café chez Mc Do et dans la plupart des chaînes de fast-food qui servent le pti déj. En effet, je sais pas si vous l'avez remarqué mais quand on achète une boisson chaude ici, non seulement on vous demande si vous voulez pas du sucre vanillé, du caramel, de la crème fraîche ou je ne sais quoi (nan je veux juste un thé ou un chocolat chaud) mais c'est juste énorme. La dose est énorme, le gobelet est dans des dimensions assez imposantes (ma sensibilité écolo sombre souvent dans le coma à la vue des gobelets méga épais en polystyrène) avec une couvercle conçu pour résister à toutes les épreuves matinales du travailleur urbain et rural. Mais surtout quelquesoit le gobelet c'est méga chaud pendant des heures !!!

Bref grâce à mon cours d'éthique et de droit (remarque de circonstance elle s'appelle SUE... et elle est prof de DROIT) j'ai découvert le comment du pourquoi mon chocolat chaud me brûle la langue pendant des heures. En fait quand les Américains achètent une boisson chaude, ils ne la consomment jamais en live, mais seulement une fois arrivés au boulot ou presque, d'où une température frôlant les 80°C à la sortie du magasin et le gobelet ultra isotherme, même quand c'est un simple gobelet en papier Starbucks. Parce que le temps de rejoindre le bureau, il peut s'en passer du temps dans les bouchons...

Toutefois, en 1994 une brave cliente de Mc Do s'est malheureusement brûlée au 3ème degré avec son café en voulant tout simplement rajouter de la crème. Bien évidemment ça se finit en plainte pour produit dangereux et gobelet défectueux, mais la brave dame de 81 ans ne réclame que $160 000 de dédommagement pour ses frais médicaux et les jours de travail que ses proches ont perdus pour rester à ses côtés. Refus de McDo, et donc séries de procès au cours desquels la dame se voit attribuer $3 millions de dommages et intérêts puis finalement $620 000 avec ordre pour McDo de servir son café à des températures plus appropriées, ce qui n'a jamais été respecé pour les raisons commerciales évoquées ci-dessus. Au lieu de ça, ils préfèrent tout rajouter pour vous avant de le servir et mettent des supers mégas couvercles sur lesquels y a inscrit HOT dans toutes les langues du monde et qui tiennent la route en toutes circonstances ou presque.

Voilà je sais c'était super intéressant, mais je tenais à partager ce petit moment de découverte culturelle avec vous...

Enfin pour clôturer notre super journée, on a eu droit à une conférence d'un ancien VP de Lehman Brothers (qui fait la promo de son bouquin très accessoirement), beaucoup de pub sur le campus, beaucoup de public dans la salle, mais finalement pas de très grande réflexion sur le métier de banquier, sur le rôle de Paulson / Geithner / Bernanke, sur l'échec du management des banques... mais apparemment le bouquin est un peu plus dense.

That's all for today !

2 commentaires:

matthieu a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
matthieu a dit…

Tres interessant sur le cafe/chocolat brulant et je m'etais moi meme pose la question. La reponse fut evidemment que les ricains transportaient le truc pour l'heure suivante, dans leur voiture, leur cadis ou autre. D'ailleurs comme facteur culturel americain: n'importe quel lieu commercial ou objet d transport possede un "endroit" pour pouvoir pose son coca/cafe/chocolat... qui a dit que le confort partout et dans n'importe quelle condition etait primordial pour les americains?
(on pourrait parler de l'uniformisation des gouts indispensables aux US justement pour eviter toute perte de niveau de confort: mac do mais aussi hotels hilton ou partout dans le monde ce sont les memes chambres ac les memes boutons de lumieres etc).

Par contre je connaissais pas la raison pour laquelle il te rajoutait eux meme sucre/vanille et autre donc merci !