30 mai 2010

Phrase du jour

"Be a organ donor, give your heart to Jesus"
(Slogan trouvé devant une église US vendredi dernier)

16 mai 2010

Souvenirs de Vancouver

Je rentre de la 5ème édition du G8/G20 Youth Summit qui a eu lieu cette année à Vancouver (après St Petersburg, Berlin, Yokohama et Milan). Le principe est grosso modo le même que celui de Model United Nations, c'est une simulation du sommet du G20, mais concrètement c'est surtout une occasion de discuter politique, points de vue et visions pour le futur entre jeunes de multiples pays et de multiples continents.

C'était une semaine de vacances fantastique, avec une météo de rêve, et pendant laquelle j'ai pu retrouver ma soeur à Seattle, rencontrer quelques-uns de ses ami(e)s, manger asiatique (Vancouver c'est vraiment génial pour les sushis) et entre deux sessions de négociations, visiter un peu Vancouver avec des Canadiens, sortir en boîte dans une ville remise à neuf à l'occasion des JO d'hiver (mais où la concentration de SDF et de voitures de luxe m'a vraiment surpris)... bref plein d'émotions et de rencontres qui rompent avec la routine du Midwest.

Leçon numéro 1. Le Canada c'est juste énorme et pas seulement sur une carte. Les Canadiens sont des gens ADORABLES, sympathiques, accueillants, et tellement moins nombrilistes que les Américains. Bon après, je sais pas si c'est le fait d'être dans une grande ville, mais ça m'a fait plaisir de voir un peu de diversité, et surtout de découvrir un modèle d'intégration multiculturel dont on devrait s'inspirer un peu, au lieu de s'écharper sur des histoires de voile. En effet, bilinguisme et immigration sont deux éléments assez structurants de la société canadienne. Ça rend les gens étonnamment modestes et ouverts à la diversité. De plus, étant donné que la majorité des Canadiens n'est pas forcément bilingue, ça valorise ceux qui pratiquent plusieurs langues, compétence assez clé par les temps qui courent. D'ailleurs pour ceux qui s'en inquiètent, la francophonie n'est pas morte : parmi les 15 délégations représentées, il y avait au moins un francophone chez les Américains, les Japonais, les Coréens, les Allemands, les Indonésiens, les Italiens. J'ai même trouvé un délégué originaire de l'Ohio (comme quoi) qui parle anglais, chinois et français (copaing !!!).

Leçon numéro 2. Je ne regrette pas mon année aux US, car au final, bien parler anglais, c'est quand même super important. On voit notamment la différence entre les interviews de Christine Lagarde et celles d'autres dirigeants français (un exemple d'anglais assez limité avec Anne Lauvergeon). Y a vraiment pas photo et durant cette semaine à Vancouver c'était assez flagrant de voir les natifs (US, Canada, UK, Australie) prendre le leadership dans les discussions (autrement c'est officiel je suis fan de l'accent british, même s'il faut odieusement pédant). Car négocier sur la base du consensus, c'est assez dur quand on part sur des sujets techniques et qu'on n'a pas les mots qu'il faut, et il devient assez difficile de développer sa rhétorique même quand ça n'est que de la langue de bois.

Voili, voilou, je n'ai pas vraiment le temps de poster mes photos sur le blog, mais je pense que vous avez déjà l'essentiel sur Facebook.