16 juin 2006

Une histoire de métro

Jeudi soir, 23h. Paris. Station Franklin Delano Roosevelt. Ligne 1.

Le métro arrive, il commence à y avoir du monde. Les fêtards sont majoritaires et s'apprêtent à passer la soirée en boîte sur les Champs ou dans un bar dans le Marais ou vers Bastille. Et voilà deux golden boys qui me rejoignent sur le quai prêts à sauter dans le wagon-fournaise sur pneus et rails.

Costume rayé, chemise rayée ouverte, eau de chiottes pour homme, cheveux gominés effet mouillé, démarche golden boy, tout est réuni pour faire de ces deux bonshommes, des personnages séduisants, mais tout à fait antipathiques et mannequins de pacotille. Le fait de parler fort et de vouloir délimiter son espace vital dans le wagon ne fait que confirmer la première impression du voyageur lambda. Trois stations plus loin, deux places en face-à-face se libèrent, ils se posent. L'un d'eux (que je vais appeler A et l'autre B) ose à peine s'asseoir sur le bord de la banquette de peur de tacher son magnifique tailleur à 600€. Ça permet aussi d'occuper un maximum de place dans le couloir. Leur devisement du monde continue jusqu'à ce que B arrive à bon port. Je prends alors le siège de B encore tout chaud. A, en face de moi, profite de l'occasion pour mieux s'asseoir, ou plutôt s'affale sur la banquette du métro, les jambes écartées comme un jeune chiot qui veut faire son beau. "Chuis beau, il fait beau et je veux me la péter" tel est le message suggéré en substance par sa posture ostentatoire. Pas tout à fait en réalité.

Car à la station d'après, une jolie jeune fille, prête à passer une soirée sympa s'asseoit sur le même banc que moi. Un minimum de savoir-vivre impose que, une fois constatés le joli minois, le joli port, les jambes parfaites, la tenue, la coiffure, le collant sensuel et les chaussures glamour pas trop vulgaires ; on passe un peu à autre chose.

Mais pour A c'est peut-être trop demander. Car dans sa posture "je fais mon beau", il fixe désespérément la jeune fille, la balayant du regard de haut en bas et de bas en haut. Il dévore sa bimbo du regard, et avec tant d'avidité et de discrétion qu'un effet comique s'empare irrésistiblement du spectateur. J'en souris, derrière mes lunettes et mon exemplaire du Metro (journal gratuit). La jeune fille a dû également se rendre compte du vulgaire voyeur. Car quelques stations plus tard, elle change de banquette pour s'asseoir à côté de A et surtout en lui tournant le dos pour discuter avec son amie. Le dépit s'empare alors A (qui finalement descendra à la même station que moi, Porte de Vincennes), qui fait dos aussi à la jeune fille, dégoûté.

7 juin 2006

Autogloriole

7 juin :
Je suis admissible à
BMS (ESC Bordeaux)
ICN (ESC Nancy)
RMS (ESC Reims)
ESC Rouen

16 juin :
Je suis admissible à
Audencia (ESC Nantes-Atlantique)
GEM (ESC Grenoble)

19 juin :
Je suis admissible à
EM Lyon (ESC Lyon)