7 nov. 2009

Diwali, Festival of lights

Wassup in the Midwest cette semaine ? Ma foi pas grand chose. En dehors de l'actualité politique (les casinos en Ohio, la réforme de l'assurance-santé qui continue d'accoucher dans la douleur, et un médecin militaire forcené qui a abattu une bonne vingtaine de ses collègues de caserne), j'ai surtout eu un peu plus de temps pour moi, pour dormir, pour aller faire les courses, pour ranger ma chambre et pour blogger, donc je savoure en toute sérénité (oui, oui, le temps libre ça se savoure, comme un macaron Pierre Hermé, un cookie Marks&Spencer, un cheesecake de Cheesecake Factory ou un cupcake de Georgetown Cupcake !).

Autrement, notre speaker de la semaine c'était Jeff Twyman, fondateur de GreenLine, un des précurseurs des légumes prédécoupés, prélavés et prêt à l'emploi pour nous parler d'entrepreneuriat. Son histoire est assez intéressante, car s'il a eu l'idée assez tôt dans les années 1980, son produit et son concept ont mis plus de 20 ans à se développer. Pourquoi 20 ans ? Parce que, selon Jeff, c'était le temps nécessaire pour lui d'affiner et de tester le concept, de peaufiner le circuit d'approvisionnement et de distribution pour avoir des produits disponibles tout au long de l'année et enfin pour apprendre de façon autodidacte le métier de fournisseur de légumes frais et toutes les recettes de marketing qu'on nous apprend plus ou moins en école et en stage. Mais surtout c'était le temps nécessaire pour lui de faire mûrir son concept sur le marché. En effet, pendant 20 ans, il n'a vendu ses produits et ses légumes frais que chez les professionnels de la restauration, avec un chiffre d'affaires d'environ 20 à 30 millions de dollars.

C'était également l'occasion d'aller ce vendredi au dîner de Diwali organisé par l'association des étudiants indiens du campus. Diwali ou fête des Lumières est une des principales fêtes populaires en Inde, célébrée à la fois chez les Hindous, les Sikhs et les Jaïns avec moult illuminations et feux d'artifice. Elle marque notamment le début de la nouvelle année dans le Nord de l'Inde. Pour plus de détails et un témoignage sur place (photos à l'appui) je me permets de vous renvoyer sur Wikipédia et sur le blog de Matthieu qui est en ce moment à Bangalore en Inde. Bon malheureusement, pas de feu d'artifice à Bowling Green, mais on a quand même passé une soirée sympa avec les étudiants indiens de la classe ainsi quelques autres étudiants de ma classe, autour d'un repas indien avec musique et danses traditionnelles. J'ai surtout profité pour discuter avec les étudiants indiens pour avoir un peu leur opinion de ce qu'ils pensaient du programme, des U.S., de l'Inde et pour discuter de tous ces poncifs qu'on nous a asséné durant la prépa sur l'Inde (Gandhi, les castes, la grande démocratie, le hi-tech etc.) sans jamais avoir pu avoir de témoignage ou de discussion un peu concrète sur le sujet. La difficulté c'est que l'Inde c'est grand et c'est très différent d'une région à l'autre. C'est comme si on me posait des questions sur l'Espagne ou sur l'Allemagne, géographiquement, je sais où les placer, je connais vaguement quelques boîtes et noms de plats, quelques grandes villes, je saurais probablement citer des personnages politiques ou des noms d'artistes, mais honnêtement ce que j'en comprends de ce pays... pas grand chose. Donc typiquement sur la question des castes, ils te répondront que dans les grandes villes, le poids des castes diminue certainement (sauf pour les fonctions religieuses) parce qu'avec l'urbanisation et la tertiarisation, de nouveaux métiers apparaissent et ne font pas sens dans le système des castes. Reste évidemment la question des zones rurales, mais c'est là aussi il faut peut être éviter de coller des étiquettes aux gens dans la mesure où tous les Indiens de ma classe viennent d'abord de grandes villes.

Bon malheureusement, on a dû écourter nos conversations sur l'Inde pour passer à un autre sujet : Don Quichotte, qui était à l'affiche du théâtre universitaire. Spectacle de 1h30 avec en première partie une version de Don Quichotte par Manuel de Falla pour théâtre de marionnette et en deuxième partie, une version de Telemann en forme de Suite pour Orchestre. J'avoue que je n'ai pas trop adhéré aux marionnettes, même si c'était intéressant comme concept. Par contre la deuxième partie était assez bluffante, car en fait c'était un mini opéra avec une mise en scène vraiment bien ficelée et des chanteurs de bon niveau (bons certes c'est des étudiants en musique, mais faut avouer que c'était plutôt inattendu). Bref une soirée sympa, qu'on a terminé à cinq à minuit... en train de faire nos courses au supermarché :)

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