7 sept. 2010

Motown l'éternelle




En un an de présence sur le territoire U.S., j'aurais vu et entendu le meilleur et le pire sur Detroit (anciennement Fort Ponchartrain) :
- son aéroport qui vous accueille à l'arrivée, hub majeur de Northwest et de Delta est qui est l'un des aéroports les plus modernes, propres et les plus spacieux des U.S.
- son métro circulaire downtown, fiable, régulier et pas bondé qui vous emmène partout pour la ridicule somme de 50 cents.
- son économie complètement sinistrée sous l'effet de la crise économique, de la chute des Big 3 de l'automobile américaine (GM, Chrysler, Ford) et de la chute des prix de l'immobilier (Detroit est actuellement l'agglomération la moins chère des US, avec des prix équivalent à la moitié de la moyenne U.S.)
- son urbanisme sordide par endroits qui ne compte plus les friches industrielles, les quartiers fantômes ou voire des immeubles en ruines en plein centre ville et qui expérimente non pas la rénovation urbaine mais la déconstruction pure et simple pour rendre la ville à la nature et à l'agriculture et pour éviter aux autorités d'avoir à entretenir les routes et les réseaux d'eau et d'électricité.

Or, c'est un tout autre Detroit que j'ai découvert vendredi dernier, un Detroit fier et en fête qui ne parlait que de l'enfant du coin, que ce soit dans les restos, dans le métro ou dans la rue, tout le monde parlait du grand événement du moment dans la ville : le retour d'Eminem sur scène pour 5 concerts, 5 ans après avoir arrêté sa tournée pour des problèmes d'addiction. Et franchement voir cette communion entre un artiste et son public, voir Eminem sur scène, à domicile, devant un public entièrement conquis à sa cause, et non plus en photo, en mp3 ou en vidéo, c'était juste énorme. Énorme parce que voir un artiste dégager autant d'énergie sur scène et réussir à faire vibrer un stade entier de 45 000 personnes juste en rappant dans un petit micro, c'est une expérience rare et qui mérite d'être vécue. Bref, quatre jours après, j'en ai encore le coeur qui bat quand j'entends une de ses chansons à la radio.


Longue vie à Detroit, longue vie à Eminem.

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